Hier midi, nous avons eu notre 1re réunion de l'équipe éducative de cette année scolaire.

Comme je vous l'ai dit précédemment, Antoine est en CM2 cette année et ira donc en 6e l'an prochain. Il s'agit donc de préparer dès maintenant au mieux son arrivée au collège. Toute l'équipe était très motivée dans ce sens. Y participaient la maîtresse, bien sûr, l'AVS d'Antoine, l'infirmière scolaire (qui a un bureau au collège et qui sera donc sur place), le psychologue scolaire, la directrice de l'école, l'enseignante référente, l'ergothérapeute d'Antoine (qui intervient sur le temps scolaire), et moi-même. Nous avons tous l'habitude de travailler ensemble car pour certains, nous nous connaissons depuis la PS de Maternelle. A cette époque, nos relations n'étaient pas aussi bonnes, mais ça s'est bien arrangé au fil du temps. Les intervenants de l'Education Nationale ont depuis appris à connaître Antoine, son handicap, et ont fini par comprendre qu'il était vraiment possible de scolariser un enfant autiste, si on y mettait quelques moyens.

Il faut que je vous précise que l'auxiliaire de vie scolaire d'Antoine n'est pas issu de l'Education Nationale, mais nous est gracieusement offert par notre municipalité. Le Maire de notre commune est concerné par le handicap est très donc très impliqué dans la scolarisation des enfants handicapés. Notre AVS a une formation d'animateur de Centre de loisirs mais a été détaché, depuis la Maternelle, d'abord à mi-temps, et depuis 2 ans à plein temps, pour accompagner Antoine à l'école. Il n'est pas vraiment formé à l'autisme, mais est coaché par moi-même et parfois aussi par le psychologue spécialisé dans les TED, au fur et à mesure des besoins.

Mais l'an prochain, la situation risque d'être différente. En effet, les locaux des collèges n'appartiennent pas à la municipalité comme ceux des écoles primaires. Donc, normalement, nous ne devrions plus pouvoir bénéficier de cet AVS, sauf exception, en fonction de la volonté du Maire. Nous allons donc lui demander un RV et toute l'équipe éducative a décidé de lui faire une lettre commune pour lui demander de bien vouloir continuer à nous accorder cet AVS, auquel notre fils est habitué maintenant depuis longtemps. S'il accepte, l'Inspection donnera son accord.

Si ça ne marche pas, et bien, nous opterons pour une AVS privée, formée et supervisée par notre psychologue, que nous financerons nous-même. Car les AVS de l'EN n'ont pas la formation nécessaire pour accompagner Antoine, quand il y en a de disponibles...

En tout cas, suite à cette réunion, je suis assez rassurée pour l'an prochain. J'ai appris qu'il y a déjà cette année au collège un enfant handicapé accompagné d'un AVS et que les enseignants en sont très satisfaits. Nous ne serons donc pas les premiers, contrairement à ce que je pensais. La Directrice de l'école va faire le lien avec la Principale pour obtenir qu'Antoine et son noyau de copains (et copines) soient bien dans la même classe. L'infirmière a prévu que nous puissions rencontrer le prof de sport, pour que nous puissions bien lui expliquer le fonctionnement d'Antoine, car c'est dans cette matière que l'on risque de rencontrer le plus de problèmes, comme vous avez pu le lire dans le chapitre sur les crises de panique.

Voilà. Tout semble déjà bien s'organiser. Ouf !